Comment mentir

Les mensonges sont de toutes formes et peuvent être justifiés par toutes sortes de raisons : éviter qu'on vous fasse du mal, essayer de ne pas faire de mal à quelqu'un ou le protéger, ou tenter d'obtenir quelque chose (un objet, un gain émotionnel ou social). Cet article ne pose pas la question de la nature éthique du mensonge, il considère comme acquis que vous avez dépassé vos principes moraux, religieux, votre conscience, que vous avez décidé de vous lancer dans le mensonge.

Étapes

  1. Faites la paix avec la décision de mentir. Un bon mensonge présuppose que vous avez déjà dépassé vos principes moraux ou éthiques, et qu'il est acquis pour vous que le mensonge en question est nécessaire. Les mauvais menteurs se font souvent prendre parce que leur morale et leur éthique continuent de les torturer par-delà leur décision de mentir. Quelles qu'en soient les raisons, si vous voulez mentir efficacement, il faut que vous trouviez un point d'équilibre dans votre esprit qui justifie le mensonge. Souvenez-vous de ceci :
    • Le mensonge est honni parce qu'il blesse, cause des problèmes, et peut même provoquer la perte d'une situation sociale ou financière. Le mensonge viole la confiance personnelle et la confiance de la société, alors que la plupart d'entre nous voudraient pouvoir croire les autres. Pourtant, le mensonge est parfois nécessaire, pour protéger sa réputation, éviter de blesser quelqu'un, apaiser les tensions, etc. Cependant, il faut toujours tenir compte du contexte et de l'ampleur du mensonge, ainsi que de ses implications légales ou morales.
    • Certaines personnes, comme les sociopathes, considèrent que le mensonge n'est pas grave. Ce genre de menteurs est égocentrique et n'a aucun remords, et est très peu enclin à tenir compte des autres. Pour la plupart des gens, mentir sert à manipuler les autres, et ils risquent gros s'ils se font prendre.
    • Certaines personnes sont presque incapables de mentir. Cela peut être parce qu'ils ont un sens moral inflexible, parce qu'ils souffrent du syndrome d'Asperger ou simplement parce qu'ils n'ont jamais compris que l'honnêteté n'est pas toujours la meilleure technique. En tout cas, ils ne parviendront jamais à être des menteurs crédibles. Ce genre de personne aura tendance à tout avouer. Néanmoins, la foi en une honnêteté totale peut parfois faire perdre de vue les subtilités et les nuances nécessaires pour communiquer dans les situations de danger réel (qu'il soit physique ou émotionnel), ou lorsque la vérité risque de blesser ; il ne faut donc pas porter un jugement moral trop strict sur le mensonge.
    • Mentir de temps en temps est un choix personnel. Soyez franc avec vous-même : se servir du mensonge pour fuir vos responsabilités chaque fois que quelque chose va mal pourrait vous conduire à devenir un menteur pathologique et à être incapable de faire la différence entre un besoin d'honnêteté et un besoin de sécurité. Cet état d'esprit peut gâcher votre vie. Dans quelles circonstances devez-vous courir le risque de mettre en danger vos relations avec les autres, votre réputation, de futures opportunités ? Les avantages du mensonge compensent-ils les risques ? Les mensonges mènent des gens en prison, ou pire.
  2. Évaluez les probabilités de vous faire démasquer. Avant de vous lancer dans un mensonge, demandez-vous quelles chances vous avez de vous faire attraper. À ce moment-là seulement vous pourrez vous demander s'il est vraiment utile de mentir. Voici quelques éléments à prendre en compte :
    • Vous êtes-vous déjà fait prendre par la personne à qui vous essayez de mentir ? Si c'est le cas, il y a des chances qu'elle ne vous croie pas cette fois-ci.
    • Y a-t-il eu des témoins ? Si vous vous apprêtez à dire à votre conjoint que vous n'avez pas embrassé un inconnu dans une fête, vous prenez le risque que quelqu'un que votre conjoint connait ait aussi été à cette fête.
    • Vous sentez-vous capable de remanier les événements pour forger une histoire totalement différente ?
    • Que risque-t-il d'arriver si vous vous faites prendre ? La personne concernée vous pardonnera-t-elle ou se sentira-t-elle trahie ? Est-ce un petit mensonge, sur lequel la personne passera l'éponge, ou quelque chose qui touche au cœur même de sa confiance et que vous aurez du mal à réparer ?
  3. Soyez clair sur l'enchainement des événements. Quand vous avez pris la décision de mentir, vous devez avoir une alternative crédible des faits à présenter. Vous devez préparer ce que vous allez dire et avoir des réponses toutes prêtes aux questions qui risquent de vous être posées.
    • Pensez à des détails véridiques (un lieu, une personne, un fait) dans lesquels votre mensonge cadrera que vous pourrez utiliser si on vous pose des questions. Vous devez avoir un répertoire de détails précis en stock pour ne pas avoir à inventer au fur et à mesure.
    • Faites simple. Plus vous aurez à mentir pour couvrir votre mensonge d'origine, plus vous risquez de vous faire prendre. Le mensonge, c'est un peu comme une partie d'échecs : vous devez toujours avoir quelques coups d'avance. Anticipez les questions de l'autre et préparez des réponses. Réfléchissez aux personnes à qui vous mentez. Que savent-elles déjà ? Qu'est-ce qui risque de leur paraitre suspect ?
    • Écrire votre mensonge peut vous aider. L'écrire peut vous aider à mieux retenir la séquence des événements.
  4. Servez-vous de votre imagination pour visualiser le mensonge. Dans votre esprit, voyez le mensonge comme il "est réellement arrivé". Cela ancrera l'événement dans votre esprit et vous vous "souviendrez" ainsi de ce qui s'est passé quand vous commencerez à mentir aux autres. D'une certaine façon, vous allez vous convaincre de cette version de la réalité, et quand vous en parlerez, vous aurez l'air de dire la vérité.
    • Un exemple : "Est-ce que j'ai abîmé la voiture ? En fait, j'ai accroché un mur avec. C'est donc le mur qui a abîmé la voiture. Je n'ai fait que la déplacer !". George Costanza a dit : "Ce n'est pas un mensonge si vous croyez que c'est vrai".
    • Vous pouvez aussi imaginer que ce n'était pas "vous". Vous êtes une tout autre personne, quelqu'un qui n'a pas accroché la voiture. Faites semblant d'être cette personne. Convainquez-vous d'être la personne qui n'a pas accroché la voiture.
  5. Entrainez-vous à mentir face à un miroir ou à une caméra. Observez les expressions de votre visage. Essayez d'agrandir les yeux, de faire pendre légèrement votre mâchoire pour vous donner un air innocent ou surpris crédible. Entrainez-vous aussi à avoir l'air de retenir vos larmes. Quand vous souriez, laissez entrevoir vos dents et plissez un peu les yeux. Vous aurez ainsi un sourire "sincère" jusqu'aux oreilles qui masquera le reste de vos expressions.
  6. Pensez aux détails. Ce sont les détails qui font la différence entre un mensonge crédible et un mensonge évident. En ajoutant des détails, vous embellissez le récit et le rendez plus réaliste. Par exemple, "je mangeais un Sundae à la terrasse du McDonald avec Marie et Paul" est plus crédible que "j'étais à la terrasse du McDonald". Évidemment, il faut que Paul et Marie couvrent votre mensonge.
  7. Faites le contraire de ce que font les menteurs. Des livres entiers expliquent comment repérer les menteurs. Trouvez-en un, lisez-le, et faites exactement le contraire. Les gens qui mentent ont tendance à être extrêmes : soit ils essaient d'éviter le contact visuel, soit ils le maintiennent en permanence. Lors d'une conversation normale, vos yeux regardent ailleurs quand vous réfléchissez, mais le reste du temps, ils restent en contact avec l'interlocuteur. Évidemment, certaines personnes perspicaces (ou dans le cadre judiciaire, la police et les détecteurs de mensonges sont entrainés à repérer les discordances comportementales) s'apercevront de certains tics. Mais la plupart des personnes moyennes seront dupées si vous suivez ces quelques conseils :
    • Maintenez le contact visuel. Les menteurs ont tendance à regarder ailleurs. Ayez l'air honnête mais pas trop direct lorsque vous regardez votre interlocuteur dans les yeux. Ne détournez pas le regard, mais ne le fixez pas non plus. Dans une conversation normale, les gens ont tendance à détacher les yeux du regard des autres de façon naturelle.
    • Soyez détendu. Ne gigotez pas, ne tripotez pas vos vêtements, ne vous balancez pas d'un pied sur l'autre. Ce sont des signes que vous aimeriez éviter la conversation.
    • Contrôlez vos mains. Les menteurs ont tendance à approcher les mains de leur visage pour se couvrir la bouche ou à tripoter leur visage ou leurs vêtements. Gardez les mains détendues. Ne vous touchez pas la tête, ne tournez pas les paumes vers l'extérieur. Gardez tout simplement vos mains près de votre corps.
    • N'employez pas de mots soutenus sauf si vous le faites habituellement. De la même façon, si vous avez l'habitude de parler avec des mots d'argot, faites-le. Faites exactement comme d'habitude. Tout élément inhabituel dans votre énonciation ou votre ton risque de vous faire paraitre suspect.
    • Souriez normalement. Pensez à ces gens mielleux qui sourient trop quand ils essaient d'obtenir quelque chose de vous : n'en faites pas trop sur le sourire. Surtout ne riez pas, ne gloussez pas.
    • À moins que vous ne soyez connu pour être quelqu'un qui bégaie, ne bégayez pas, ne soyez pas nerveux. La panique peut faire rougir ou bégayer certaines personnes. Restez calme et concentré.
  8. Mentez avant qu'on vous pose des questions. Mieux vaut mentir par avance que d'attendre que quelqu'un vous interroge sur le sujet. Si la victime découvre vos méfaits avant que vous n'ayez pu vous expliquer, elle aura le temps de deviner ce qui s'est passé avec un certain degré de certitude avant même de vous interroger, et il sera beaucoup plus difficile pour vous de rendre vos dénégations crédibles.
    • Par exemple : Elliot, le colocataire de Justin, passe la porte. Il dit à Justin, qui est devant l'ordinateur, que le chien a mangé ses pâtes, alors que c'est Eliott qui les a mangées. Justin se rend à la cuisine, voit qu'il n'y a plus de pâtes et hausse les épaules. Au contraire, si Elliot n'avait rien dit, Justin serait ressorti furieux de la cuisine en supposant que c'était Elliot qui avait mangé son encas, et sa colère l'aurait rendu moins réceptif à tout ce qu'Elliot aurait pu dire pour se défendre.
  9. Faites un aveu. Si vous sentez que quelqu'un vous soupçonne de mentir, avouez ou faites en sorte qu'il vous soupçonne de quelque chose de secondaire ou de faux. Il mordra à l'hameçon et pensera que c'est pour cela que vous mentiez.
    • Si possible, mélangez le vrai et le faux. Imaginons que votre mère vous ait surpris en train de raconter au téléphone votre cuite de la veille. Elle vous demande des explications. Évidemment, vous ne pouvez pas nier complètement et dire que vous n'avez pas touché à de l'alcool. Au contraire, minimisez la chose en avouant une partie de la vérité. Au lieu de dire "Quoi ? Non, je n'ai rien bu !", dites plutôt "Oui, maman, les autres avaient une bouteille de whisky à la sortie du travail… J'ai pris un verre et j'étais soul. C'était écœurant."
    • Accusez la conséquence d'être la cause. Une autre façon de distordre la vérité est de faire croire que les choses n'allaient déjà pas très bien quand le vrai problème est arrivé. Par exemple, si vous avez cassé quelque chose, vous pouvez dire "Mon Dieu, j'ai essayé de faire marcher ce truc tout l'après-midi, j'ai lu toutes les notices, et j'ai essayé de le scotcher. Et brusquement, je l'ai laissé échapper par terre. Et en plus, je me suis fait mal !"
    • Faites un petit aveu pour éviter les soupçons. Par exemple, si vous avez fait une fête sans leur autorisation pendant l'absence de vos parents, dites-leur quand ils rentrent "Je suis désolé, j'ai oublié de donner à manger au chien hier soir, et il a déchiré le canapé pendant mon absence". Vous pouvez ainsi justifier votre comportement de coupable.
  10. Faites l'idiot. Avoir l'air trop bête pour mentir est un bon moyen de défense. Mentez aussi mal que possible à propos de quelque chose d'anodin, mais ne l'avouez jamais. Vous aurez toute liberté pour mentir sur des choses plus graves sans jamais être soupçonné.
    • Simulez la perte de mémoire. Par exemple, si votre mère vous demande ce que vous avez fait du temps de midi et que vous étiez avec le petit ami que vous n'êtes pas sensé voir, plutôt que de dire "Euh… rien de spécial, " dites plutôt : "Euh, je sais plus… des trucs… j'ai discuté avec des amis". Ce genre de réponse ressemble à ce qu'un parent attend d'un adolescent. Essayez d'avoir l'air un peu embêté quand vous faites semblant d'avoir oublié, pour que ce soit plus crédible. Par contre, feindre l'amnésie devant un enquêteur de police va plutôt attiser ses soupçons ; et qui que ce soit qui ne se satisfait pas d'un "j' sais pas, j'me rappelle plus" risque de s'énerver et de creuser vos réponses. Utiliser cette technique avec beaucoup de prudence.
  11. Évitez les histoires complexes qui nécessitent d'être corroborées. Plus vous impliquez un grand nombre de personnes dans votre histoire, plus vous avez de chances que quelqu'un avoue ou oublie le "rôle" qu'il y a joué.
    • Soyez prudent quand vous essayez de centrer l'attention sur quelqu'un d'autre que vous. Il peut être plus facile de faire croire que vous n'avez pas fait ce que le reste du groupe a fait si vous décrivez avec force de détail jusqu'où certains membres du groupe sont allés. Cette technique, qui consiste à faire croire que vous étiez le plus angélique du groupe, peut facilement se retourner contre vous car il suffit à votre interlocuteur de demander aux témoins présents pour savoir comment vous vous êtes comporté. Par exemple, votre conjoint vous demande si vous avez trop bu la veille. Vous décrivez la soirée aussi honnêtement que possible mais vous mentez sur vos propres bêtises, en parlant de tout ce que les autres ont fait : "Oui, ça s'est bien passé hier. Mais il aurait fallu que tu voies Hervé ! Il a descendu 6 verres et il s'est fait viré du bar pour s'être battu !". Ça peut marcher une fois ou deux, mais si ça devient votre technique habituelle, vous serez vite repéré.
  12. Ayez l'air indifférent. Un autre moyen de vous tirer d'une situation désagréable est d'avoir l'air indifférent et de ne pas être sur la défensive. Maitrisez le ton de votre voix et ne protestez pas avec trop de véhémence. Faites comme si peu vous importait que la personne vous croie ou non. Si vous êtes très bon, vous pouvez même donner l'air d'être déçu par leur manque de confiance, mais prêt à le leur pardonner.
    • Soyez prudent quand vous essayez de changer de sujet de conversation. Une personne qui change automatiquement de sujet quand quelque chose vient sur le tapis attire l'attention et la suspicion de son interlocuteur. Si vous paraissez trop enthousiaste pour un sujet qui n'a rien à voir alors qu'un sujet sérieux a été abordé, vous donnerez l'impression d'en faire trop pour détourner l'attention du vrai problème. Attention quand vous riez trop facilement aux plaisanteries, que vous faites des blagues douteuses, que vous parlez de l'arbre pour cacher la forêt, et que vous vous exprimez de façon nerveuse, agitée ou inquiète.
  13. Continuez. Une des raisons pour lesquelles le mensonge ne paie pas sur le long terme est que vous devez vous en souvenir, dans toute sa splendeur, si possible toute votre vie. Vous ne pouvez pas oublier votre mensonge, les détails, etc., et vous devrez faire comme si c'était vraiment arrivé. En fonction du contexte, ne pas en parler pourrait paraitre suspect, notamment avec du recul, vous devrez donc continuer de l'aborder dans les conversations de la même façon que vous l'auriez fait si c'était arrivé. Cette étape peut être difficile.
  14. Sachez quand ne pas mentir. Si vous vous apprêtez à mentir, sachez reconnaitre les moments où il est stupide de le faire. Il y a des raisons éthiques et religieuses de ne pas mentir, mais c'est à vous et à votre conscience personnelle d'en décider. Mais dans la réalité objective, il y a des circonstances ou mentir ne vous aidera pas. Ayez à l'esprit qu'il ne faut pas mentir dans ces circonstances :
    • Dans un cadre officiel (administration, police, entretien d'embauche) : dites la vérité ou préparez-vous à en affronter les conséquences. Dans la plupart des pays, mentir à un policier ou dans une cour de justice est un délit grave. Dans votre intérêt, dites la vérité sur toute activité criminelle ; la peine pourra être réduite, ou votre avocat pourra trouver des failles légales ou techniques dans le dossier si vous êtes honnête depuis le début. Plus tôt vous prendrez un avocat, plus tôt vous travaillerez à votre libération, et mieux ce sera ; commencer par mentir ne fera que retarder les choses et rendra toutes les explications honnêtes que vous pourriez donner suspectes.
    • À un médecin ou à un avocat : demandez-lui si vous êtes en train d'avoir une conversation professionnelle (de docteur à patient ou d'avocat à client). S'ils disent oui, ce que vous dites est couvert par le secret professionnel, et ils ne peuvent pas le révéler, même à la police ou à la justice. Cela peut ne pas être vrai si votre médecin/psychologue pense que vous avez peut-être commis un crime grave, comme un meurtre. D'autres circonstances peuvent changer la relation que vous avez avec votre médecin/avocat, mais n'oubliez pas que l'avocat est payé pour vous défendre ou pour vous trouver des "circonstances atténuantes". Ne pensez pas avec votre instinct animal qui voudrait que vous fuyiez ; servez-vous plutôt de votre cortex cérébral pour réfléchir à une défense intelligente.
    • Pour escroquer : ne mentez jamais à quelqu'un pour obtenir son argent, ses économies, ou d'autres choses de valeur. Non seulement c'est illégal, mais c'est aussi une façon méprisable d'agir.
    • À un voyou : si on vous met un couteau sous la gorge et qu'on vous demande votre portefeuille, votre vie à suffisamment de valeur pour ne pas dire que vous n'avez pas de portefeuille.
    • À vos enfants. Évitez de mentir à vos enfants sur les décès familiaux ou les divorces. Ils finiront tôt ou tard par découvrir la vérité et le tissu de mensonges ne fera qu'aggraver les choses. Montrez-leur le bon exemple !
    • Pour couvrir quelqu'un d'autre : si quelqu'un a commis un crime, laissez-le payer. Sinon, le simple fait de savoir et de n'avoir rien dit fera de vous un complice.
    • Lorsque vous quittez quelqu'un. Quand vous brisez le cœur de votre conjoint, sachez qu'il ou elle va analyser les raisons de votre rupture. Si vous mentez sur ces raisons et que vous vous faites prendre, vous réduisez de moitié vos chances de faire de votre ex un ami platonique. (Ceci doit être entendu par toute personne qui veut quitter quelqu'un. Ne mentez jamais sur les raisons de votre rupture, c'est vraiment mal.).

Conseils

  • Mentir, c'est tromper l'impression que votre auditeur a de vous. Le langage corporel est donc un élément essentiel pour un mensonge réussi. Comme le mensonge nous fait stresser, nous émettons des signaux qu'un œil entrainé peut détecter ; mais même un œil novice peut repérer les nuances entre un comportement normal et un comportement anormal. Émettre un message de confiance par son langage corporel permet de convaincre que vous dites la vérité. Gardez donc ceci à l'esprit :
    • Gardez une position corporelle ouverte pour suggérer que vous êtes à l'aise.
    • Ne croisez pas les bras et les jambes, étendez-les.
    • Ne baissez pas la tête, gardez-la droite.
    • Maitrisez votre voix, elle ne doit pas monter dans les aigus ou trembler.
    • Posez tout ce que vous tenez, cela pourrait donner l'impression d'une barrière derrière laquelle vous vous cachez.
    • Soyez détendu. Toute raideur pourrait laisser percevoir que vous êtes nerveux ou que vous cachez quelque chose. Un bâillement peut aider, mais ne le forcez pas.
    • Attention si vous déglutissez beaucoup ; les menteurs déglutissent plus que d'habitude. Buvez un verre pour lutter contre ce phénomène.
  • Convainquez-vous que vous dites la vérité. Si vous parvenez à vous convaincre, vous convaincrez les autres.
  • Quand vous utilisez quelqu'un comme alibi, utilisez son nom pour suggérer que vous le connaissez bien, et on vous demandera seulement qui il est. Vous pouvez ne pas nommer le SDF ou le vendeur d'à côté, mais vous devez le faire si vous parlez de personnes avec qui vous êtes sensé avoir trainé ou travaillé.
  • Il est très important que la version de votre mensonge soit la même, quelle que soit la personne à qui vous vous adressez.
  • Faites attention à ne pas mentionner un détail que vous ne pouvez connaitre que si vous mentez ; votre interlocuteur le repérera très vite. Par exemple, si vous dites "je n'ai pas pris ces oranges", alors que l'autre a seulement dit "on a volé mes fruits", le fait de dire "oranges" montre que vous savez ce qui a été volé, et implique que vous les avez volées.
  • Essayer d'avoir l'air désolé quand on vous annonce la nouvelle peut vous donner un air coupable ou gêné. Soyez très prudent avec cette émotion.
  • Ne mélangez pas vie privée et mensonge. Si vous ne voulez pas dire aux gens ce que vous faites, ne le leur dites pas. Dites-leur simplement aussi poliment que possible que cela ne les regarde pas, et faites ce que vous avez à faire. Ayez de l'assurance plutôt que de fuir.
  • Si vous mentez pour céder à la pression de votre entourage qui veut croire que c'est la vérité, vous pouvez vous mettre à vous-même croire que c'est vrai et vivre dans le déni. Cela peut être douloureux si vous mentez sur quelque chose que vous ne pouvez pas changer, comme le fait que votre patron détourne des fonds, de vivre dans le placard pour une raison ou pour une autre, de couvrir un drogué qui recommencera et pour qui les choses vont dégénérer. Le déni peut prendre de nombreuses formes, et si vous mentez pour faire partie du groupe, vous pourriez finir par croire au mensonge et par vous faire du mal à vous et aux autres.
  • Si le mensonge est si complexe que vous vous y perdez, vous allez vous faire prendre. Dire "Jean m'a pris le livre, puis Tom lui l'a pris, l'a donné à Anna qui me l'a rendu, ensuite tu l'as redonné à Jean parce qu'il t'a dit que c'était le sien, mais c'est le mien (alors que c'est celui de Jean)" ; c'est confus, et ça ressemble à un mensonge.
  • Ne faites pas trop invraisemblable : ne dites pas que vous avez dû quitter l'école parce que l'armée vous a réquisitionné, ou parce que vous avez la lèpre et que si quelqu'un vous touche il va mourir.
  • Les bons menteurs sont de fins observateurs qui peuvent amener les gens à dire ce que le menteur a envie qu'ils disent. Par exemple, comment certaines personnes parviennent-elles à convaincre des naïfs d'investir de l'argent dans des combines qui feront faillite à coup sûr ? C'est souvent parce que ces menteurs sont de bons observateurs qui disent aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre en tirant des indices des questions posées par leur victime. Même s'il est illégal et immoral de soutirer de l'argent à des gens sous de faux prétextes, il faut noter que ces "bonimenteurs" ont tendance à se convaincre eux-mêmes qu'ils disent la vérité ("même si je ne dirige pas une entreprise riche pour le moment, ça sera bientôt le cas"), et le mensonge réussi grâce à cette conviction alliée à la naïveté de la victime et à son envie d'entendre ce qu'on leur dit.
  • Pensez à écrire le mensonge sur un pense-bête si vous risquez de l'oublier. Attention, en faisant cela, vous risquez d'être découvert. Si c'est quelque chose de très important, remettez le sous scellé à un notaire pour que ça ne soit ouvert qu'après votre mort.
  • Mentir pour échapper à quelque chose que vous n'avez pas envie de faire est une forme de passivité et montre un manque d'amour-propre et de capacité à se défendre.

Avertissements

  • Une fois repéré comme un menteur, cette réputation risque de vous coller à la peau.
  • C'est souvent l'égo qui fait avouer le mensonge, tant on éprouve de satisfaction à avoir rendu crédible un bon mensonge.
  • Mentir peut vous causer du stress, de la culpabilité, vous donner l'impression d'être mauvais. Gardez à l'esprit que vous garderez toujours ces sentiments au fond de vous, et que ça risque de vous peser. Il faut donc y penser pour savoir si cela vaut la peine de mentir.
  • Quand vous mentez à quelqu'un que vous aimez ou à quelqu'un que vous admirez et en qui vous avez confiance, pensez bien que vous vous sentirez peut-être coupable un jour. Ce sentiment peut devenir permanent, et si vous finissez par avouer, vous vous rendrez peut-être compte que vous auriez mieux fait de ne jamais mentir.
  • L'un après l'autre, les mensonges deviennent de plus en plus faciles. Ne pas commencer est le meilleur moyen que cela ne devienne pas une très mauvaise habitude qui vous prive de l'opportunité d'être responsable et d'assumer vos erreurs.
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