Comment comprendre les gens qui prennent des drogues

En termes plus simples, les gens prennent des drogues pour se sentir différents (et mieux) et abusent de drogues, car ils ont un besoin de plus en plus fort à le ressentir. Bien sûr, les raisons plus profondes qui amènent des individus à prendre des drogues légales ou illégales sont uniques à chacun d'eux. En règle générale, un mélange de facteurs environnementaux, de traits de personnalité, de biologie interne et de pression externe nourrit l'utilisation de drogues. En comprenant pourquoi les gens prennent des drogues, vous faites le premier pas pour éviter l'addiction et vous en occuper une fois qu'elle existe.

Comprendre pourquoi les gens essayent les drogues

  1. Sachez reconnaître que les gens veulent du changement. Les gens essayent de nouvelles choses, car ils veulent quelque chose de nouveau dans leur vie. Lorsque les gens se tournent vers des drogues ou d'autres substances addictives, par exemple l'alcool, le tabac ou la caféine, ils se concentrent sur les bénéfices présumés que ces changements pourraient apporter et pas sur les dangers potentiels.
    • Certaines personnes essayent les drogues, car elles veulent apaiser ou éviter une douleur physique ou psychologique. D'autres veulent « s'échapper » de leur vie pour des raisons différentes comme un traumatisme ou l'ennui. Elles pourraient prendre des drogues pour se sentir uniques ou spéciales ou pour se sentir « normales ».
    • Une étude britannique conduite au début des années 2000 indique que dans le classement des cinq raisons principales de prendre des drogues, on trouve le soulagement de la dépression et l'envie de « planer ». Dans ce genre de cas, les gens se concentrent de manière claire sur les bénéfices sur le court terme d'un changement temporaire de leurs perceptions.
  2. Réfléchissez aux pressions externes. Les personnes jeunes pourraient boire leur premier verre d'alcool, fumer leur première cigarette ou avoir leur première expérience sexuelle seulement parce que « tout le monde le fait ». Ce genre de pression est souvent une raison majeure dans la décision d'essayer des drogues.
    • Les gens sont plus susceptibles d'essayer des drogues lorsqu'ils se retrouvent dans des lieux où la prise de ces substances est considérée comme normale. Après tout, même si vous vous sentez très indépendant, vous avez quand même envie de vous intégrer.
    • L'étude britannique mentionnée plus tôt liste aussi parmi les cinq raisons principales de prendre des drogues « rester éveillé plus tard la nuit pendant des événements sociaux » et « améliorer ses performances pendant une activité ». Surtout chez les jeunes utilisateurs, la pression des « nuits de fête » agit de manière forte sur la décision de prise de drogues.
    • Les gens qui n'ont pas de réseaux de soutien fort, par exemple leur famille, des amis, des activités organisées, etc., qui décourage l'utilisation de drogues ont plus tendance à en prendre.
  3. Examinez les facteurs environnementaux. Il est impossible de nier que les personnes de tous les milieux essayent et prennent de la drogue. Par exemple, environ 50 % des jeunes Britanniques entre 16 et 24 ans ont déjà essayé des drogues illégales. Ceci étant dit, certains facteurs comme la pauvreté, un environnement familial instable et le manque d'accès à l'éducation, à l'emploi ou aux services sociaux peuvent faire augmenter le risque de prendre des drogues en supprimant les alternatives apparentes.
    • Plus une personne a de raisons de vouloir « s'échapper », moins elle a d'alternatives à disposition, plus elle prend le risque d'essayer des drogues légales ou illégales. Les environnements stressants influencent de manière claire la prise de drogues, 97 % des sujets de l'étude britannique qui consomment des drogues ont indiqué le faire pour se détendre.
    • Cependant, un environnement qui produit un sentiment d'ennui peut aussi nourrir l'envie d'essayer des drogues ou de se rebeller en en prenant. Par exemple, de nombreux jeunes issus de milieux aisés le font pour cette raison.
  4. Recherchez une raison du côté de la personnalité. Tout le monde possède une structure interne différente et certaines personnes sont plus prédisposées à essayer des drogues ou à en devenir dépendantes que d'autres. Cependant, cela ne veut pas dire qu'elles n'ont aucun contrôle de la situation, personne n'est forcé à prendre des drogues. Cela signifie seulement qu'il est plus facile pour certaines personnes de commencer que pour d'autres.
    • Les personnes plus impulsives et plus enclines à prendre des risques sont plus susceptibles à commencer à prendre des drogues (ou à aller faire du deltaplane). Les personnes plus prudentes et plus réfléchies y sont moins susceptibles, mais cela ne veut pas dire qu'elles en sont immunisées.
    • Les personnes avec une mauvaise estime de soi, un niveau de stress élevé ou des signes de dépression sont aussi enclines à prendre des drogues.

Comprendre pourquoi les gens abusent de drogues

  1. Ne jugez pas les autres trop sévèrement. Il y a de bonnes chances que vous soyez aussi accro à quelque chose, aux textos, au chocolat, aux jeux en ligne, etc. Arriveriez-vous facilement à vous arrêter ? L'abus de drogues ne se résume pas à un manque de volonté ou de valeurs morales. De nombreux processus chimiques et psychologiques interviennent et entraînent une dépendance dont il est difficile de se défaire.
    • Non, cela n'excuse pas les personnes qui prennent et qui abusent de drogues. À un moment donné, cet individu a fait un choix et il aurait pu en faire un autre. Cependant, mieux vous comprenez la nature de l’addiction et la difficulté d'en sortir, mieux vous serez préparé à la prévenir ou à l'aider si elle est déjà installée.
    • L'addiction est un processus tout comme l'est la fin de cette addiction.
  2. Renseignez-vous sur les forces biopsychologiques. Le « modèle biopsychologique » existe depuis presque 40 ans et comme son nom l'indique, il gère de nombreux facteurs biologiques, psychologiques et sociaux qui se combinent pour influencer la santé et la maladie. Le modèle s'applique aussi aux abus de drogues, car un de ces trois facteurs peut nourrir l'addiction et la combinaison des trois peut être très difficile à surmonter.
    • Certaines personnes sont biologiquement plus disposées à l'addiction aux drogues en se basant sur la façon dont elles affectent leur corps. Il n'y a pas deux personnes qui vont avoir une expérience identique de la même drogue et certaines personnes vont répondre de manière plus forte au blocage ou à l'activation des récepteurs des neurotransmetteurs (consultez la partie ci-dessous pour avoir plus d'informations sur le sujet). Ce processus peut déclencher un besoin plus fort de reprendre cette drogue.
    • Certaines caractéristiques psychologiques, par exemple l'impulsivité, le manque de confiance, les tendances à la dépression, etc., peuvent entraîner certains individus à prendre des drogues et à devenir dépendants de ces substances. Les personnes qui ont du mal à analyser les coûts et les bénéfices sont aussi plus enclines aux addictions, car elles n'arrivent pas à mesurer efficacement les pour et les contre.
    • Les facteurs sociaux et environnementaux qui soutiennent la prise de drogues, comme la pression externe, le manque d'opportunités sociales ou le manque de réseau social de soutien, peuvent aussi faire augmenter le risque d'addiction.
  3. Étudiez la neurobiologie de l'addiction. Toutes les drogues (et les substances addictives en général) affectent les signaux envoyés et reçus par le cerveau. Les propriétés uniques de chaque drogue vont faire varier cet impact. D'un certain point de vue, l'addiction consiste à tromper le cerveau et avec le temps, à lui enseigner qu'il a besoin de plus en plus de cette substance. C'est une des raisons principales qui font qu'il ne suffit pas de volonté pour arrêter une drogue.
    • Par exemple, le cannabis et l'héroïne ont des structures similaires aux neurotransmetteurs, les messagers chimiques qui transportent les signaux entre le cerveau et le reste du corps. Ainsi, ces substances peuvent tromper les récepteurs du cerveau et des centres nerveux du corps en créant des réponses à des stimuli qui n'existent pas.
    • D'un autre côté, des drogues comme la cocaïne ou les métamphétamines déclenchent la libération de neurotransmetteurs, surtout de dopamine, qui stimulent excessivement certaines zones du cerveau responsables des mouvements, des émotions, de la motivation ou du sentiment de plaisir. Le sentiment d'euphorie produit par la stimulation excessive du système de récompense du cerveau peut se transformer en modèle qui se renforce par lui-même dans lequel le cerveau demande plus de la substance pour produire une réponse euphorique.
  4. Voyez l'addiction comme une maladie chronique du cerveau. Certaines personnes rejettent l'idée que l'addiction est une maladie, car elles pensent que cela retire une partie de la responsabilité de l'individu qui en prend. Cependant, un certain nombre de maladies sont aussi provoquées par des choix conscients et l'abus de drogues n'est pas différent. Mais comme d'autres maladies, il est possible de le gérer.
    • L'addiction aux drogues peut être catégorisée comme une maladie chronique du cerveau, car elle transforme quelque chose qui était auparavant volontaire en un comportement involontaire. L'addiction commence par un choix, mais ce choix disparaît peu à peu, c'est pourquoi il faut plus que de la volonté pour arrêter de prendre des drogues.
    • Certaines maladies comme le diabète ou l'asthme, pour prendre ces deux exemples, peuvent souvent être gérées avec la bonne combinaison de traitements, de soutien et d'envie de guérir. Il en va de même pour l'addiction aux drogues. Vous trouverez de l'aide si vous en avez besoin et si vous le voulez.
  5. Prenez en compte l'aspect spirituel de l'addiction aux drogues. Les drogues et l'alcool simulent le besoin essentiel de relation avec le Créateur à travers un sentiment « pseudospirituel » de connexion et de transcendance et un sentiment faux de « bien » qui amène en fait vers le mécontentement, le vide intérieur, le désespoir et éventuellement le décès. L'intimité avec Dieu est la façon de remplir la solitude existentielle ressentie par l'individu dépendant de drogues, suivie ensuite de relations saines avec soi-même et les autres. Même s'il est important de prendre soin de son corps, la solution à l'addiction est principalement spirituelle et altruiste. L'égocentrisme nourrit de nombreux problèmes et sans un changement en profondeur de son caractère ou un réveil spirituel, l'individu va continuer à prendre des drogues et de l'alcool malgré les conséquences encourues, son désir sincère d'arrêter ou une nécessité évidente. Il va souvent souffrir d'une croyance illusoire de « folie » qu'il pourra gérer pour cette fois.
    • Un des problèmes majeurs qu'affrontent les personnes dépendantes de drogues est le tourment provoqué par la pensée qu'il n'y a rien d'autre à vivre en dehors de la drogue et elles ne peuvent souvent pas s'imaginer qu'il est possible d'atteindre le bonheur dans la vie. Ainsi, il n'existe pas de façon de remplacer complètement et de satisfaire leur sentiment de perte lorsqu'elles ne prennent plus la drogue sans une certaine forme de plaisir qui dépasse la qualité du plaisir qu'elles ressentaient sous l'influence de la drogue. Le plaisir spirituel à travers la transformation de la personnalité apporte une connexion unique recherchée qui peut corriger la poursuite de plaisirs malsains.

Avertissements

  • Si vous choisissez de prendre des drogues, quelle que soit la raison, comprenez les risques auxquels vous vous exposez. Vous pourriez ne pas remarquer immédiatement les dégâts provoqués par les drogues, mais certaines d'entre elles ont des effets sur le long terme qui peuvent mettre votre vie en danger.
  • N'oubliez pas de faire des recherches. Certaines drogues sont plus nocives que d'autres et nombre d'entre elles présentent des risques cachés. Trouvez des informations objectives.
  • En fin de compte, c'est toujours vous qui choisissez d'essayer ou non des drogues. Ce n'est pas parce que les autres le font que vous devez aussi le faire.
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