Comment écrire un article de presse

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Écrire des chroniques de presse est le gagne-pain de nombreux journalistes. Malgré ce qu'on peut en penser d'un premier abord, il y a beaucoup de choses importantes à savoir, car produire une colonne de presse ne revient pas simplement à « écrire ». Pour respecter l'intégrité journalistique, il convient d'être capable de rester neutre, objectif, nuancé et honnête. Être chroniqueur implique de se fier à ses sources, de se baser sur des faits et surtout de ne pas se laisser embrouiller dans des conflits d'intérêts. Naturellement, toutes ces qualités sont appréciées par les bons chroniqueurs et si vous êtes un écrivain passionné et un amateur de communication, ce métier pourrait parfaitement vous convenir.

Écrire votre chronique de presse

  1. Sachez comment bien écrire et bien communiquer. Vous aurez besoin d'une bonne compréhension de la langue française et pas seulement de la grammaire. Il est important d'être à l'aise avec l'usage de la langue pour transmettre des émotions, persuader, faire naitre la confiance et le plaisir de vos lecteurs, clarifier des questions et pour rendre intéressant ce que vous écrivez. Apprenez à utiliser le style de la « pyramide inversée » de sorte que le lecteur comprenne directement l'enjeu du sujet avant de vous lancer dans les détails de votre histoire. De plus, soyez à l'aise dans la communication avec les gens, car vous devrez passer beaucoup de temps en interview. Le fait de pouvoir mettre les gens en confiance vous sera d'un grand bénéfice.
    • Lisez les travaux de votre chroniqueur favori avec un œil critique. Qu'est-ce qui rend leurs écrits si intéressants, si utiles pour le lecteur et si populaires que les lecteurs se fidélisent et en redemandent ? Y a-t-il certains aspects de son style d'écriture que vous sentez que vous pourriez développer dans vos propres écrits ? Inspirez-vous de chroniqueurs déjà existants pour vous aider à développer votre propre talent.
  2. Apprenez les bases attendues par une chronique. L'une des lignes de conduite d'une chronique est de donner assez d'informations au lecteur sans pour autant lui donner l'impression de devoir lire énormément. En moyenne, un court article de chronique fera environ 500 mots ou moins, même si un petit nombre de chroniques dépassent tout de même les 1 200 mots. La brièveté et le soin d'aller droit au but sont des qualités que vous devez aiguiser pour être chroniqueur. Il est important aussi de bien vous mettre d'accord avec le journal pour lequel vous travaillez, surtout si vous travaillez comme indépendant et que vous ne connaissez pas les spécificités et les attentes des différentes rédactions. La plupart vous donneront une limite de mots, d'autres y ajouteront des détails comme le format, l'échéance, etc. Le tout vous sera communiqué selon vos questions bien sûr.
    • Habituez-vous à peaufiner vos premiers jets. Avec le temps, cela deviendra de plus en plus facile à faire. Vous découvrirez petit à petit comment raccourcir vos phrases et aller droit au but sans tirer en longueur. Gardez à l'esprit que tout ce qui a été écrit une fois, a été lu par le lecteur et il n'est pas nécessaire de le répéter sauf si cela ajoute vraiment l'emphase ou les sentiments recherchés pour votre histoire.
    • Lorsque c'est possible, écrivez en format « Associated Press ». La ponctuation journalistique est très différente de vos habitudes syntaxiques françaises habituelles. Vous pouvez aussi demander directement aux journaux quel format ils utilisent pour pouvoir l'étudier et rendre vos articles conformes à celui-ci. C'est un obstacle facile à franchir avec un minimum de travail.
  3. Soyez préparé à analyser à fond le sujet à propos duquel vous écrivez. Vous aurez aussi besoin de compétences d'analyse de haut niveau et de curiosité pour pouvoir présenter les deux versants(ou plus) d'une même histoire et ne pas vous contenter de présenter simplement les faits du point de vue de votre propre perspective. Le bon journalisme est objectif et ne cherche pas à prendre parti (laissez votre opinion pour la rubrique éditoriale), mais il s'assure aussi d'être nuancé pour ne pas présenter les faits d'un seul point de vue. Mettez vos lunettes d'avocat du diable lorsque vous examinez une question et poussez à bout les possibilités de perspectives sur celle-ci !
    • Proposez une solution, ne vous contentez pas de simplement soulever une question. Les chroniques qui critiquent certaines solutions sans elles-mêmes en proposer manquent leur but puisque les lecteurs veulent avoir un aperçu des réponses possibles lorsqu'ils vous lisent. Proposez au moins une petite conclusion avec une suggestion de solution.
  4. Trouvez des sujets intéressants ou des angles d'attaque qui captent l'attention du lecteur. Même si vous avez la liberté d'écrire un article de votre choix, vous êtes tenu de fournir quelque chose qui intéressera les gens. Restez aux aguets de ce qui est à la mode, dans l'actualité et susceptible d'intéresser les lecteurs. Ce ne sont pas toujours pour autant des histoires sensationnelles. N'importe quel sujet peut être rendu intéressant avec le bon angle et une écriture soignée. La plupart des chroniqueurs se trouvent eux-mêmes sollicités par leur éditeur pour écrire à propos d'un sujet spécifique. Dans ce cas, vous devrez trouver l'accroche intéressante pour le sujet, même si vous n'êtes pas convaincu vous-même ! Quand vous êtes déçus et que vous ne voyez pas particulièrement l'intérêt d'un sujet, concentrez-vous davantage sur votre style pour surmonter cela et pour humaniser une histoire qui aurait pu être fade, ennuyeuse ou même dégoutante si vous n'y aviez pas mis l'expertise d'écriture dont vous avez le secret. Ensuite, essayez de vous distancier et lisez votre article comme un lecteur externe. Posez-vous alors la question : ai-je réussi à rendre cela intéressant ?
  5. Placez la précision au sommet de vos préoccupations. Soyez prêt à faire des recherches et à apprendre autant que vous le pouvez pendant que vous préparez votre article et n'hésitez surtout pas à parler avec des experts du domaine à propos duquel vous écrivez pour obtenir les informations les plus complètes avant de commencer la rédaction. Souvenez-vous toujours que vos compétences et vos passions sont bien « écrire », « curiosité », « communiquer » et pas nécessairement les sujets en eux-mêmes (en effet, les sujets seront rarement dans votre domaine d'expertise !) Personne n'attend de vous que vous connaissiez les secrets de la production de boites cartonnées, mais le lecteur attend que vous puissiez lui rapporter les explications d'un expert avec la plus grande précision. Soyez lucide aussi sur le fait que vous serez parfois sous pression pour écrire un article à imprimer le jour même. Cela n'implique pas pour autant de jeter négligemment sur le papier des informations à peine analysées et sans substance. Ne publiez pas tant que vous n'avez pas les faits clairs et directs et tant qu'il manque des pièces pour défaire tous les nœuds. Vous feriez mieux de produire une histoire plus courte, concentrée seulement sur les faits que vous maitrisez avant de revenir dessus lorsque vous aurez davantage d'informations. Attendre est bien meilleur que d'avoir à se rétracter. Accordez une importance énorme à votre réputation et à votre fiabilité et vous sentirez alors votre intégrité journalistique continuellement remise en question.
    • Plus un sujet est spécifique, plus facilement vous serez désarçonné si vous n'êtes pas attentifs aux détails. Les lecteurs qui s'y connaissent pointeront rapidement vos erreurs, donc procédez toujours à une double, voire à une triple vérification des faits spécifiques lorsque vous écrivez.
    • Soyez conscient que les gens, les sociétés, les agences de presse, les agents, etc., ont leurs propres agendas et points de vue dont il faut tenir compte. Traitez-les avec respect, mais recherchez toujours l'équilibre et méfiez-vous des excès. Rendez-leur des comptes honnêtement plutôt que d'accepter leur point de vue sans poser de question.
    • Gardez de bonnes traces de vos interactions avec les sources qui s'y connaissent dans votre sujet. À ce propos, les courriels sont très utiles et gardez toujours vos notes manuscrites ou typographiées (en demandant toujours , bien sûr, la permission de vos interlocuteurs avant de les enregistrer). Gardez vos sources clairement à disposition pour pouvoir vous retourner, surtout lorsque les sujets sont controversés ou compliqués.
    • Vous pouvez rechercher les faits dans une bibliothèque locale, dans votre propre bibliothèque ou en ligne via les sites des journaux, de compilation d'articles, etc. Beaucoup d'éditeurs bien équipés ont accès à de vastes bases de données, utilisez-les. Et si vous ne savez pas comment faire, demandez un petit coup de main immédiatement, car cela prend peu de temps à apprendre. Restez aussi attentifs et à jour par rapport aux actualités, aux nouveaux articles, innovations, etc., en rapport avec votre domaine d'écriture pour ne pas être en retard ou démodé par rapport à votre sujet.
  6. Évitez les conflits d'intérêts. Parfois, un chroniqueur est tenté d'écrire à propos de quelqu'un avec qui il entretient des liens étroits ou quelque chose auquel il est lié, comme une entreprise dans laquelle le chroniqueur aurait des parts ou une organisation qu'il fréquente comme client, etc. Dans n'importe quel cas où il y aurait un réel ou même un supposé conflit d'intérêts, n'écrivez rien ou assumez directement et explicitement que vous avez un lien, quel qu'il soit avec la personne ou le sujet sur lequel vous écrivez. Soyez pleinement attentifs à la politique des journaux en matière de « cadeaux »et trouvez la limite entre recevoir un sujet sur lequel écrire en tant que « test » ou en tant que « cadeau ». Et à un niveau encore plus important, Souvenez-vous que votre intégrité journalistique repose sur la relation que vous avez avec vos lecteurs qui savent que vous êtes ouverts à eux et que vous ne cherchez pas à les tromper ou à leur cacher quoi que ce soit. Pensez cela ainsi : « Comment réagiraient mes lecteurs s'ils découvraient que j'avais un lien personnel avec la chronique que j'ai écrite, mais que je ne le leur ai pas révélé ? » Et si vous hésitez, parlez-en à d'autres journalistes ou à votre éditeur, qui seront capables de vous aider à prendre une décision objective.
    • Par exemple, disons que vous écrivez à propos des couches jetables et que vous voulez présenter une partie de l'histoire qui avance qu'elles ne remplissent plus les décharges, car une nouvelle marque annonce qu'elles sont biodégradables en un mois. Dans le même temps, vous êtes aussi une jeune maman et la compagnie qui fabrique ces merveilleuses couches vient de vous envoyer 50 paquets de couches pour que vous les testiez sur le terrain pendant la prochaine année. Clarifiez bien que cette compagnie vous envoie ces couches en tant que test et distancez-vous en équilibrant l'histoire, par exemple en testant d'autres couches, en élargissant le champ statistique de recherche et en demandant aussi des informations à d'autres compagnies sur le temps que leurs couches mettront à se décomposer.
  7. Mettez bien en évidence l'identité des sources dans votre article. Lorsqu'on lit une chronique, on ne cherche pas à lire un match de pingpong du style « elle dit, il dit ». Soyez clair sur les personnes à propos desquelles vous parlez, en mentionnant leur expertise sur le sujet qui vous occupe. Par exemple, « l'expert psychiatre Ray Bawdlin a dit », « Rachel Anwin, mère de deux enfants, a dit » et ainsi de suite. En annonçant au lecteur la raison pour laquelle la personne que vous citez a l'autorité de parler du sujet, le lecteur est directement capable d'évaluer la fiabilité ou la véracité de l'exposé de la personne.
    • Par ailleurs, il y aura des moments où vous devrez protéger vos sources. Dans ces cas-là, la personne qui vous donnera les informations souhaitera rester anonyme. Vous aurez alors à expliquer au lecteur que votre source souhaitait rester anonyme « pour protéger son emploi/ sa position/ sa famille, etc. », mais il faudra aussi persuader le lecteur que c'est tout de même fiable. Ensuite, il vous faudra être préparé à protéger cette source.
  8. Utilisez une écriture originale. Le plagiat est un chef d'accusation grave pour une personne qui écrit pour vivre. Si vous sentez que vous ne serez pas capable d'écrire tout ce qui doit être produit pour des raisons de timing, désintérêt du sujet ou autres sources de pressions, alors, soyez honnêtes avec votre éditeur et demandez à changer de sujet ou prenez une pause pour rassembler vos esprits. Le plagiat n'est jamais la solution et il sera toujours découvert à un moment ou l'autre, peu importe la manière dont vous pensez avoir suffisamment protégé vos arrières. Il est trop facile de débusquer un plagiat avec les technologies actuelles. L'œil aiguisé de vos lecteurs étudie de près les travaux imprimés ou en ligne. Résistez à l'urgence et faites en sorte de restaurer votre originalité, surtout si vous commencez à vous sentir las ou dépassé. En allant encore plus loin, considérez l'originalité comme votre marque de fabrique ou votre voix. Si vous développez votre propre style d'écriture (but envers lequel vous devez de toute façon tendre tout le temps), alors le plagiat ne vous viendra même pas à l'esprit, car vous saurez instinctivement que seule votre voix peut être utilisée pour que l'article soit vraiment vôtre et constitue une petite œuvre en soi.
    • Si la tentation ressurgit, posez-vous simplement la question suivante : « Comment me sentirais-je si quelqu'un copiait mon travail après tous les efforts que j'ai investis en lui ? »
    • Identifiez vos sources. Soyez certain d'identifier et de citer clairement toutes vos sources, tant vos sources primaires que secondaires, que ce soit des livres, d'autres journaux ou des magazines. Soyez aussi certain des restrictions quant à la quantité de mots que vous pouvez citer sans tomber dans une infraction aux droits d'auteur. Cela varie selon les juridictions.

Conseils

  • Essayez de réfléchir différemment lorsque vous cherchez des angles de vue unique sur un sujet. Votre amour des mots pourrait être d'une grande aide pour vous rendre capable de penser singulièrement, usez donc de ce talent à votre avantage !
  • Si vous êtes indépendant, vous aurez à prendre l'initiative pour trouver des journaux pour lesquels écrire des chroniques. Dans ce cas-là, nous vous conseillons ce qui suit.
    • Faites vos recherches. Établissez une liste de journaux pour lesquels vous êtes prêt à travailler. Contactez ces journaux et demandez-leur s'ils sont prêts à éditer vos articles ou s'ils cherchent d'autres articles à propos de sujets pour lesquels vous seriez capable d'écrire. La plupart de vos premiers contacts ne fonctionnent jamais s'ils passent par courriel ou par fax. Les éditeurs reçoivent énormément de courriels et de fax et seront indifférents à ceux qui proviennent de gens qu'ils ne connaissent pas.
    • Préparez une lettre d'accompagnement et un échantillon de ce que vous écrivez. Envoyez-le tout à un éditeur pour un premier contact via courrier postal ordinaire (à moins qu'un autre moyen soit requis par l'éditeur).
    • Soyez préparé au refus. Vous allez sans doute essayer d'être accepté par 100 journaux sans être accepté par un seul d'entre eux. Mais il est aussi possible que le tout premier soit votre coup de chance. Après tout, le refus est une part très commune de la vie d'écrivain. Si vous n'êtes pas acceptés directement, n'abandonnez pas. Continuez à écrire !
  • Chaque écrivain à un style unique. N'essayez pas de copier le style de qui que ce soit. Vous devez définir votre propre style.
  • On peut apprendre à devenir chroniqueur dans des productions amateurs à l'école, au sein d'un club ou d'une association ou simplement pour le fun, en commençant à écrire un journal pour votre famille ou vos amis. Et si vous voulez étendre vos capacités, vous pouvez commencer en envoyant les fruits de vos travaux à de réelles rédactions pour voir s'ils vous impriment (voir ci-dessus).

Avertissements

  • Évitez de devenir un outil de propagande. Un journaliste ne fait pas valoir une cause sur son temps professionnel. En tant que professionnel, il reste objectif et nuancé, préparé à « communiquer » l'histoire entière et pas seulement la partie qui lui plait. Cela implique de faire appel à de multiples sources, de fournir les preuves des faits que vous avancez et de citer directement ses sources lorsqu'elles parlent ouvertement.
  • Souvenez-vous des lois contre la diffamation. Si vous ne les connaissez pas, apprenez-les directement pour éviter les éventuelles poursuites judiciaires !
  • Il y a une différence entre exposer une opinion et exposer quelque chose de blessant ou de faux. Soyez bien conscient que vos lecteurs attendent quelque chose de sérieux, un travail recherché, et ils ne veulent pas lire d'abus. En effet, si vous commencez à avoir la réputation d'être méchant dans vos chroniques, il vous sera de plus en plus difficile d'avoir de bonnes relations et vos lecteurs n'auront aucun scrupule à vous faire trébucher lorsque vous ferez une erreur ou à vous mordre lorsque vous les irriterez.
  • Vos lecteurs sont intelligents, souvent même plus intelligents que vous. Souvenez-vous qu'ils se souviendront des choses et qu'ils pointeront les incohérences, erreurs de grammaire, défauts dans vos raisonnements et mensonges. Ne vous salissez pas dans ces formes abâtardies de journalisme et vos lecteurs apprécieront votre beau travail.

Éléments nécessaires

  • Des outils d'écriture comme un ordinateur
  • Une bonne recherche de sources
  • Des compétences en communication
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