Comment régler correctement le siège du conducteur

Опубликовал Admin
Nombreux sur les routes sont les conducteurs mal assis ou mal positionnés. Ils perdent ainsi en sécurité et en confort. Avoir un siège et un volant bien réglés est essentiel à une conduite sure, agréable, même sur de longues distances. Les réglages ne sont pas forcément simples, mais avec quelques conseils, vous devriez y arriver : vous aurez ainsi une conduite bien plus agréable jour après jour.

Étapes

  1. Soyez correctement habillé. Un conducteur ne devrait jamais être limité dans ses mouvements à cause des vêtements qu'il porte. Ainsi, en hiver, un long et épais manteau ne doit pas vous gêner, ni pour tourner le volant, ni pour passer les vitesses, ni pour régler la ceinture. Déposez vos vêtements encombrants sur le siège arrière avant de prendre le volant.
    • Le port de chaussures est obligatoire. Elles doivent être fermement attachées aux pieds (ce qui n'est pas le cas des pantoufles) et doivent être adaptées en taille aux pédales (chaussures boueuses, boots de ski et talons hauts sont donc exclus). Vous devez avoir des chaussures avec des semelles fines à normales sous lesquelles on sent bien les pédales.
    • Un bon conducteur serait bien avisé de mettre une paire de pantalons s'il était en short (après un jogging) ou en maillot de bain (après la baignade).
  2. Installez-vous bien dans le siège. Vous devez être assis bien droit, vos fesses et votre dos doivent être à angle droit. Le dos doit être bien calé contre le siège. Ainsi, vous éviterez les maux de dos et votre vigilance sera accrue lors des longs parcours.
  3. Réglez votre siège. Le réglage se fait d'abord par rapport aux pédales. Appuyez à fond sur la pédale de frein avec le pied droit, et à fond également avec le pied gauche sur la pédale d'embrayage (boite manuelle) ou sur le repose-pied (boite automatique). Le réglage doit être tel, que quand les pédales sont au plancher, vos jambes sont encore pliées (à un angle d'environ 120 degrés).
    • Pour vérifier que votre réglage est correct, démarrez votre voiture et appuyez plusieurs fois sur la pédale de frein, jusqu'à ce que la pression définitive soit là.
    • Si vos jambes sont droites, c'est que vous êtes trop loin. Si elles font un angle de moins de 90° au niveau des genoux, c'est que vous êtes trop près.
    • Une jambe trop tendue peut finir par bloquer le genou. De plus, vous pouvez moins bien appuyer sur la pédale et vous la sentez moins bien. En cas de collision, les blessures seraient plus importantes : vous risqueriez une fracture au niveau du genou, ce qui arriverait moins si vous avez eu les jambes pliées. Vous risquez également un enfoncement du bassin et une déformation de la colonne vertébrale.
    • À l'inverse, un genou trop plié, parce que vous êtes trop près du volant, à un angle de 100 degrés par exemple, ne contrôlera pas bien le corps et la circulation sanguine dans les jambes sera mauvaise au bout d'un temps. En cas de collision, vos genoux iront percuter le dessous du tableau de bord.
    • Les cuisses doivent être écartées de façon à avoir une position confortable. Dans les petites voitures, il est possible de toucher d'un côté la console centrale et de l'autre, la portière.
    • La bonne position des pieds est quand les talons touchent le plancher et la pulpe appuie sur les pédales. Le pied droit doit être placé plutôt près de la pédale d'accélérateur, mais il doit pouvoir aisément appuyer, si nécessaire, sur la pédale de frein. Certes, en cas de freinage, la pédale de frein n'est pas entièrement couverte, mais cela suffit pour un freinage. De même, la pédale d'accélérateur sera enfoncée sur sa moitié inférieure.
    • Le pied gauche, quant à lui, doit pouvoir reposer contre le repose-pied quand il ne sert pas à débrayer (il y est en permanence sur les véhicules à boite automatique). Le bassin est ainsi bien maintenu. Le conducteur peut s'y appuyer afin d'être bien calé. De même en cas d'accident, vous pourrez vous y appuyer pour limiter les dégâts, pour bien freiner et vous éviter de trop appuyer sur le volant.
  4. Réglez l'inclinaison du siège. Le dossier doit être en théorie le plus possible parallèle au volant. Ce n'est pas toujours possible, ni même souhaitable. Le bon angle par rapport à l'horizontale est de 95 à 110°.
    • Si votre siège est trop à la verticale, vous allez faire porter tout le poids du corps sur le bas de la colonne vertébrale, et vous serez trop haut. L'idéal, si c'est possible, est de régler le siège le plus droit possible tout en étant confortable, puis de régler la hauteur du volant de façon à ce que ce dernier soit à peu près parallèle au dossier du siège.
    • Après avoir réglé le siège, comprenez sa hauteur, mais aussi la position du volant, vérifiez la position de vos bras et de vos mains. Vous devez pouvoir placer au minimum vos poignets sur le sommet du volant. Ils doivent être franchement à plat sur le volant, et même un peu plus, tout en ayant les épaules appuyées contre le dossier. Les bras doivent être certes allongés, mais sans effort.
      • Si vos poignets ne touchent que la partie plane du volant, si le volant n'est contrôlé que par la base de la paume ou si vous avez besoin d'avancer les épaules, c'est que vous êtes trop loin du volant. Vous devrez vous pencher pour tourner.
      • Au contraire, si vous touchez le sommet du volant avec votre avant-bras ou si vous pouvez facilement plier vos mains derrière le volant, c'est que vous êtes trop près du volant.
      • Sur des véhicules ayant un grand volant ou un volant horizontal (camions, bus), il est évident que les conseils donnés plus haut n'ont pas lieu d'être. Cependant, le principe reste le même : vous devez pouvoir agripper sans effort le haut du volant, le coude étant légèrement plié et le dos étant bien calé contre le dossier.
  5. Réglez la hauteur du volant. S'il se règle, le volant doit être à peu près parallèle au dossier du siège. On doit également pouvoir voir le tableau de bord à travers le volant. Le réglage parfait consiste à pouvoir saisir le volant correctement (à « 10 h 10 », voyez plus loin), les mains étant légèrement en dessous des épaules.
  6. Réglez la profondeur du volant. S'il se règle ainsi, il devra être aussi parallèle du dossier du siège que possible. La bonne position, c'est lorsque l'articulation des coudes fait un angle de 120 degrés. Il faut une distance minimale de 30 cm et maximale de 45 cm entre le centre du volant et la base de votre sternum.
  7. Réglez la hauteur du siège. Le but est de bien voir devant soi, tout en voyant bien le tableau de bord, en ayant une bonne prise sur le volant et en pouvant appuyer correctement sur les pédales. Ce n'est pas un principe général, mais pour avoir une bonne vision vers l'avant, il ne faut pas que le sommet de la tête soit à moins d'une largeur de main du plafond de la voiture.
    • Avec une voiture haute de plafond ou ayant un toit ouvrant, réglez votre siège de sorte à avoir votre regard juste au-dessus du centre du parebrise. Votre vision ne devra pas être gênée par l'abaissement du pare-soleil.
    • Après avoir rectifié la hauteur, vérifiez à nouveau la position de vos pieds pour voir si rien n'a été modifié.
  8. Réglez les appuie-têtes. Le haut de l'appuie-tête doit être au niveau du sommet du crâne du conducteur. Quant à la distance entre la tête et l'appuie-tête, elle est simple : l'arrière de la tête doit presque toucher l'appuie-tête, au maximum 2 à 3 cm d'écart. Si l'appuie-tête est trop loin (plus de 7 cm), vous risquez tout bonnement, en cas de collision, le fameux « coup du lapin ». Sachez aussi que lorsqu'on conduit, on a toujours tendance à pencher un peu la tête vers l'avant. Si votre appuie-tête ne se règle pas horizontalement, vous devrez régler l'inclinaison du siège.
  9. Faites éventuellement d'autres réglages.
    • Au niveau des lombaires : le dos doit subir une pression égale sur toute sa longueur. Pour ceux qui souffriraient des lombaires, rien ne vous empêche de glisser au bon endroit une ou deux serviettes roulées afin d'être bien maintenu.
    • Les épaulements : votre siège doit être réglé de telle façon que les épaulements ne vous gênent aucunement ni pour voir ni pour manœuvrer.
    • La bascule de l'assise : l'inclinaison idéale est quand vos cuisses reposent bien à plat. Si vous basculez trop en arrière, vous allez créer une tension derrière les genoux, et vous pourrez difficilement intervenir en cas de freinage d'urgence (en théorie, vous ne devez pas faire supporter la pression au dossier).
    • le réglage des pédales : vous devez pouvoir atteindre et enfoncer les pédales sans effort. Le talon doit être placé en face de la pédale de frein de telle sorte que vous puissiez appuyer facilement sur l'accélérateur en pivotant légèrement le bout du pied, l'angle entre la jambe et la cuisse devant toujours être de 100° environ.
  10. Ayez une position correcte des mains. Elles doivent être toutes les deux sur le volant dans une position dite « à 10 h 10 ». Ainsi, vous pourrez parer à toutes les situations. Vos paumes seront diamétralement posées sur le volant et les pouces seront posés sur le rebord du volant.
    • Tenez le volant à deux mains, avec tous les doigts et non pas seulement avec les pouces ou les paumes des mains. Tenez le volant sans pression excessive, le but est de pouvoir effectuer toutes les manœuvres possibles. Cela vous garantira la sécurité et vous ne fatiguerez pas.
    • Ayez les deux mains sur le volant. Conduire d'une seule main, outre que c'est interdit, fait davantage travailler cette main et les muscles de l'épaule correspondante. À force de tourner le volant ainsi, la colonne vertébrale est fortement sollicitée, surtout si vous avez la mauvaise habitude de poser votre main sur le haut du volant.
  11. Attachez correctement votre ceinture de sécurité. Réglez bien la sangle abdominale. Elle doit être assez basse pour être au niveau du bassin et non du ventre. Elle ne doit pas être lâche.
    • Les épaules doivent être largement en dessous du point d'attache supérieur de la ceinture. Celle-ci doit appuyer bien à plat au milieu de la distance qui sépare le cou de l'extrémité de l'épaule.
    • Si la ceinture appuie sur le cou ou la clavicule, en cas d'accident vous risquez une fracture de ladite clavicule ou d'être étranglé.
    • Si la ceinture est posée trop bas, sur la partie externe de l'épaule ou même sur le haut du bras, elle ne sera d'aucun secours pour bloquer le corps et vous risquez de vous blesser au bras.
    • Tous les passagers doivent être attachés. Pour ce qui est des enfants, ils doivent être installés dans des sièges adaptés à leur âge. Pour ce qui est des animaux, il existe des systèmes de protection adaptés. Les sièges des passagers seront réglés et ces derniers devront respecter certains comportements. Seront ainsi vérifiés :
      • le réglage de l'appuie-tête,
      • le réglage des vitres,
      • le placement des membres par rapport aux airbags : veillez à ne pas avoir le bras juste en face de l'airbag latéral, ni les pieds au niveau de l'airbag frontal,
      • la bonne distance par rapport au tableau de bord,
      • une assise parfaite : le dos appuie bien contre le siège, l'inclinaison est correcte et vous ne risquez pas de glisser sous la sangle abdominale,
      • la vigilance : s'endormir est dangereux pour le passager avant. Il est certes là pour assister le conducteur, mais s'il est réveillé, les blessures en cas de choc seront moindres.
    • Les sièges d'une voiture ne présentent pas tous le même degré de sécurité. Les places arrière sont considérées comme plus sures que les places avant. La place centrale est la plus sure, suivie de celle derrière le passager et enfin, celle derrière le conducteur. Le siège du passager avant est la plus à risque (on l'appelle même « la place du mort »). Le siège du conducteur est aussi une place dangereuse. Cette constatation n'est pas valable avec des véhicules ayant davantage de sièges (minivans) ou ceux ayant un siège central arrière ne possédant pas une vraie ceinture ou d'appuie-tête.
  12. Vérifiez que vous avez une bonne visibilité. Votre regard, pour être optimal, doit se faire au centre du parebrise, ou au moins dans la moitié supérieure de ce dernier. Vous devez garder le regard détendu, sans froncer les sourcils ou plisser les yeux. Regardez plutôt en haut qu'en bas. Vous verrez mieux, plus loin et avec un champ de vision périphérique maximal.
    • Réglez vos rétroviseurs afin d'avoir les plus grands champs de vision arrière et latéraux (voyez plus loin dans l'article) en jetant un simple coup d'œil ou en tournant légèrement la tête (dans le cas où vous auriez un champ réduit à cause de l'âge ou d'une maladie). Sur certaines voitures, on ne peut faire autrement que de se pencher légèrement vers l'avant ou tourner la tête pour regarder par-dessus l'épaule pour bien voir les voitures.
  13. Placez ce que vous transportez sur le plancher. Si vous avez des objets à transporter, placez-les de préférence sur le plancher et devant le siège avant. Ne mettez rien au pied du siège conducteur (un portefeuille ou un portable), car ces objets pourraient aller se caler sous les pédales, ce qui est plutôt dangereux.
    • Normalement, une voiture est équipée d'origine de tout ce qu'il faut. Tout ce que vous rajouterez n'est pas essentiel, et peut même être dangereux. Ainsi, l'installation d'un miroir convexe sur le rétroviseur, d'un couvre-volant fantaisie ou d’objets qui ballotent sous le rétroviseur est non seulement inutile, mais potentiellement dangereuse.
    • Les vitres devront être soit complètement fermées ou ouvertes ou légèrement entrouvertes, jamais ouvertes à moitié. En effet, dans ce dernier cas, en cas de problème, la tête du conducteur ou d'un des passagers pourrait venir la heurter. S'il fait trop chaud à l'intérieur, descendez légèrement votre vitre.
    • N'ouvrez pas les vitres sur autoroute ! Cela augmente votre consommation de carburant et peut déstabiliser le véhicule. Par contre, vous pouvez entrebâiller une ou deux vitres pour avoir de l'air frais.
    • Sur une route accidentée, les vitres doivent être soit entièrement fermées, soit entièrement ouvertes, pour éviter un porte-à-faux qui risquerait de les briser.
    • Vos vitres, vos optiques, vos rétroviseurs doivent être parfaitement nettoyés.
  14. Réglez vos rétroviseurs de façon à avoir une visibilité maximale.
    • Bien sûr, pour un long trajet (départ en vacances), il est possible d'installer un petit rétroviseur intérieur pour voir ce qui se passe sur le siège arrière, mais il est préférable que ce soit le passager qui s'en occupe, le conducteur devant se concentrer sur la route. Le rétroviseur intérieur ne sert pas à surveiller ce qui se passe sur le siège arrière. N'installez pas un rétroviseur convexe qui offre certes un champ plus large, mais est trompeur quant aux distances.
    • Évitez de placer un enfant sur le siège avant, indépendamment du problème de la fixation ou des airbags : c'est un principe.
  15. Utilisez le chauffage pour désembuer le parebrise. Il vaut mieux conduire dans un habitacle chauffé que de porter un gros manteau qui va vous engoncer. Vous ne serez pas à l'aise pour conduire et vous aurez des problèmes avec la ceinture. Entrouvrez une seule vitre pour faire entrer un peu d'air en été (renouvèlement de l'oxygène) et en hiver (rafraichissement de l'habitacle).
    • Faites régulièrement marcher la climatisation, même en hiver ou le chauffage, même en été : ainsi, vous vous assurez d'un bon fonctionnement des deux systèmes.
    • Pour avoir une importante quantité d'air dans l'habitacle, utilisez la fonction de recyclage de l'air. Par contre, il faut de temps en temps ouvrir une vitre pour renouveler l'air. De même, si le parebrise est couvert de buée, lancez la climatisation à la base du parebrise et vous pouvez aussi entrouvrir la vitre. En été, pour refroidir un habitacle trop chaud, le mieux est de démarrer le moteur et de lancer quelques minutes la climatisation avant d'entrer.
    • La climatisation permet aussi d'évacuer les mauvaises odeurs. Pour cela, moteur en route, coupez l'air chaud ou froid, mais laissez en route la soufflerie. L'air vicié qui se trouve dans les durites sera ainsi évacué. De la même façon, en été, si vous voulez abaisser la température de l'habitacle, laissez la soufflerie en route, en n'oubliant pas d'ouvrir les portes et d'abaisser les vitres afin d'évacuer la chaleur.
    • Quand le moteur est en surchauffe, il est utile de mettre le chauffage en route. Ainsi, si vous roulez sur autoroute et que le témoin de température s'allume, au lieu de vous arrêter sur la bande d'arrêt d'urgence qui est toujours dangereuse, il vaut mieux essayer de regagner une aire plus sure, même au prix d'une casse du moteur. Mettez le chauffage à fond (puissance et température) afin de disperser la chaleur dans l'habitacle. Ouvrez éventuellement toutes les vitres.

Conseils

  • La position idéale que nous venons d'évoquer est quasiment celle des pilotes de rallyes. Il y a tout de même de petites différences : ils sont assis un peu plus bas, un peu plus près du volant et en position légèrement plus verticale. Bien sûr, ils ont des sièges spéciaux et des harnais de sécurité. Les sièges et les systèmes d'attache, depuis le milieu des années 1990, sont de très bonne facture et permettent de faire de longs et exigeants parcours au prix d'une fatigue moindre qu'autrefois.
    • La position des pilotes de course (karts, voitures de Formule 1) est différente à cause la forme très particulière du kart ou de la voiture. En effet, de par leur habitacle, les pilotes n'ont pas les membres tendus, ce qui leur permet de tourner le volant et de manipuler les pédales sans effort : c'est étudié pour, sans quoi ils risqueraient de se blesser gravement en cas de choc. Les pilotes de la NASCAR ont eux aussi une position très proche du volant, mais c'est pour les impératifs de la course.
  • Sur une nouvelle voiture, on passe souvent beaucoup de temps avant de trouver le bon réglage des sièges. Il en va de votre conduite, de votre sécurité et de votre confort. Une fois tout réglé, vous pouvez avaler des milliers de kilomètres sans ressentir la moindre fatigue, douleur ou crampe. En cas d'accident, vous serez bien protégé et dans des situations de danger, vous pourrez mieux réagir.
  • Ne tenez pas le volant avec les pouces à l'intérieur. En cas de collision, si les roues tournent brusquement, le volant fera de même et risque de vous casser les pouces.
  • Il est un autre avantage indirect à adopter une bonne position pour conduire, c'est qu'il y a plus de place pour les personnes assises à l'arrière. Votre voiture va vous sembler plus grande que d'habitude.

Avertissements

  • S'assoir penché vers l'arrière est certainement la plus dangereuse des positions. La visibilité est alors sévèrement réduite, les temps de réaction sérieusement allongés et les risques d'avoir un accident, singulièrement élevés. En cas d'accident, l'airbag, la ceinture de sécurité, l'appuie-tête et le prétensionneur risquent bien de se montrer inefficaces dans la mesure où ils ne sont pas positionnés correctement. Pire, tous ces équipements de sécurité deviennent alors dangereux pour vos jambes, vos mains, les épaules, le bassin, le dos, le ventre et le cou. À méditer, non !
  • Le fait d'être assis trop près du volant réduit le champ de vision, interdit des mouvements rapides et surs du volant. Ajoutez à cela que vous pouvez, en cas d'accident, être gravement blessé par le gonflage très violent de l'airbag, ce qui est un comble !
  • Les conducteurs sont souvent trop loin du volant, ce qui génère bon nombre de problèmes.
    • Un allongement des temps de réaction : en effet, si vous êtes assis trop loin, votre champ de vision est faussé de même que l'estimation des distances. Cela, associé à un faux sentiment de sécurité, allonge les temps de réaction. Quand le danger s'annonce, il est souvent trop tard, car vous devez vous pencher vers l'avant pour réagir, ce qui rallonge le temps de réaction. Nombre d'accidents sont imputables à des conducteurs qui n'ont pas su réagir à temps parce qu'ils étaient incorrectement assis.
    • Un problème de confort : contrairement à ce que vous pensez, conduire trop penché en arrière est certes agréable, mais ne convient que sur une route bien entretenue et bien droite, ce qui est rarement le cas. En cas de virage ou de toute autre manœuvre, vous allez devoir fournir un effort pour vous redresser et vous ne serez plus aussi bien calé.
    • Un problème de vision : le fait d'être aussi trop près ou trop loin du volant fait qu'on regarde plutôt devant le capot qu'au loin. En sont affectés en mal les trajectoires, la souplesse de la conduite, les temps de réaction…
    • Certaines personnes poussent leur siège le plus loin possible du volant pour ne pas être blessées en cas de déclenchement de l'airbag. Pour cela, ils tiennent le volant par le bas. À moins d'être trop près du volant ou de tenir le volant trop haut (à « 11 h 05 »), vous ne risqueriez rien avec l'airbag : il a été étudié pour sauver des vies, non pour vous mettre en danger. Cette peur de l'airbag fait que vous êtes mal positionné et partant, vous mettez en danger la vie des autres (vos passagers, les autres usagers de la route). Une bonne position interdira tout gonflage inopiné des airbags qui, en ce cas, pourrait bien vous blesser. Un airbag ne doit servir qu'en cas d'accident.
Теги:
ТОП Комментарии